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Délit de positionnement.

mardi 11 janvier 2005, par Franca Maï

Ouvrir la bouche devient synonyme de dangerosité. Nous appartenons de ce fait, obligatoirement au feu communisme qui aurait perdu la bataille face au capitalisme. Nous voici donc catalogués comme des utopistes perdants, selon les critères supposés et proposés actuellement dans la course au rendement. Toujours pesamment en vigueur.

Personne ne peut imaginer que nous sommes des électrons libres, sans appartenance ni asservissement politique et que notre seule motivation est d’exercer notre droit le plus élémentaire : celui de la liberté de penser. Base séduisante de toute démocratie lorsqu’elle est fidèle à ses atours pour une harmonie collective.

Personne ne veut capter que le fluide étincelant coulant de nos veines est porteur d’une envie d’un monde plus chaleureux, basé sur le partage et non sur le piétinement des corps pour décrocher le premier, une timbale au goût rance et au rayonnement cabotin.

La naissance nous a dotés d’une vue, d’une ouïe, d’un odorat, d’un toucher et d’un droit à la parole et il faudrait transformer nos cinq sens -et le sixième non concevable dans une logique cartésienne- en un condensé d’autisme et d’obéissance aveugle.

Exercer un choix, refuser le gavage formaté culturel, musical et ambiant nous transforme alors en parasite de l’industrie, cette bonne mère maquerelle aux dents acérées.

Parasite suivant la définition du dictionnaire : est une personne qui vit dans l’oisiveté, aux dépens des autres, de la société.

Les clochards et les SDF
Les rmistes
Les intermittents du spectacle
Les sans emploi
Les virés pour cause de délocalisations
Les asociaux
etc... etc...
rejoignant allègrement cette famille de langues fourchues.

Selon Bill Gates, selon les majors, selon les industriels et consorts, nous empêchons par nos attitudes réfractaires et altruistes, au bon déroulement d’un monde idéal et compétitif.

Un monde où l’on exploite sans états d’âme, les enfants, les femmes, les hommes de contrées lointaines, pour cause de rentabilité. Vous remarquerez au passage que les hommes-clefs n’incluent jamais leurs propres progénitures mais toujours celles des autres.

Un monde où les prolétaires et les démunis de ce pays, sont traités avec l’égard condescendant et machiavélique que l’on accorde aux chiens errants.

Et l’on devrait accepter de vivre dans cette froideur calculatrice et ce dénuement sensoriel pour épouser le credo de la compétition.

Ce monde sans soleil, ne nous intéresse pas.

Gardez votre cadeau empoisonné pour vos proches et amis. Nous préférons nos doutes et nos luttes à votre morgue et cynisme. Nous sommes bien vivants et nous sommes nombreux.

Nous préparons l’avenir de nos enfants.

Le rire jubilatoire édenté des mouettes devrait désormais vous conseiller d’être à notre écoute.

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1 Message

  • > Délit de positionnement.

    29 janvier 2005 18:13, par bertrand de born

    ....Et quand le soleil brillera enfin pour nous, nous saurons le lui rendre pour encore mieux le partager et ainsi, avancer ensembles, sereins, bien plus libres qu’avant, pour toujours et à jamais....

    J’aime et je vibre au délit de positionnement car, il est et restera mon arme absolue et irremplacable. "le verbe"....Mon gun fétiche !

    Un rêveur en terre hostile amoureux du chaos et de ses fées....

    voxx

    Voir en ligne : http://www.myassa.net

    Répondre à ce message


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