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Mon amant de Simplon

Sur l’air de "Mon amant de Saint Jean" chanté par Edith Piaf

dimanche 30 août 2009, par Séverine Capeille


Je ne sais pourquoi j’allais tuer
A Simplon, à l’aveuglette,
Mais quand un gars m’a laissée sur le pallier,
J’ai frissonné, j’ai disjoncté

Refrain :
Comment ne pas perdre la tête,
Larguée par un garçon foireux
Qui hurlait toujours
Dialogues de sourds
Et qui se prenait pour un dieu,
Moi, sortie de l’illusion
Je le trouvais le plus con de Simplon,
Je restais scotchée
Sans autre idée
Que le buter

Sans plus réfléchir, je lui tirais
Une balle dans la tête
Beau parleur, cette fois il la fermait,
Je le voyais qui expirait

au Refrain

Mais hélas, à Simplon comme ailleurs
L’agonie prend des heures
J’étais folle d’observer sa pâleur
Sans échapper aux enquêteurs

Comment ne pas perdre la tête,
Larguée par un garçon foireux
Qui hurlait toujours
Dialogues de sourds
Et qui se prenait pour un dieu,
Moi, sortie de l’illusion,
Mon pauvre con, mon simplet de Simplon,
Il ne respire plus
C’est du passé
N’en parlons plus

***

- Simplon est une station du métro de Paris (dans le 18ème arrondissement)

- Texte achevant une funeste trilogie : « Underground accordéon » ; « Je nous tue  » ; « Mon amant de Simplon »

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6 Messages de forum

  • Mon amant de Simplon

    31 août 2009 13:54, par Flô
    Waouh ! ça c’est de l’art ! La sublimation du réel ! biz

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  • Mon amant de Simplon

    5 septembre 2009 10:43
    J’aime bien le flingue sur fond jaune. On dit jamais deux sans trois et je crois à la fin de cette "funeste trilogie". Laet

    Répondre à ce message

  • Mon amant de Simplon

    7 septembre 2009 21:22, par david
    après avoir lu ça, que l’on me dise quelle différence il y a avec le texte d’orelsan et pourquoi son texte serait inacceptable et pas celui-là ?

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    • Mon amant de Simplon 7 septembre 2009 21:47, par Séverine Capeille
      Très pertinente remarque. la polémique concernant le texte d’Orelsan est très exagérée et je ne la soutiens pas.

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    • Mon amant de Simplon 8 septembre 2009 14:08, par kriss
      peut être ( et ce n ’est qu’ une supposition !) qu’il n’ y a pas un homme qui meurt tous les 3 jours, sous les coups de sa compagne... maintenant je suis pour une liberté d’expression totale, et je pense que l’amour déçu ou trahi donne des envies de violences inouies.. de là à passer à l’acte, il vaut mieux l’écrire.. le politiquement correct en amour... autant se tirer une balle non ???

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  • Mon amant de Simplon

    10 septembre 2009 19:00

    La remarque vaut en effet son pesant d’or. Mais cher David, si vous aviez lu "je nous tue", vous n’en seriez pas revenu tant il est fait de violence et qu’à côté "mon amant de Simplon", c’est de la "gnognotte" ! Je pense que le tout est une question de forme, d’hypocrisie et d’humains.

    Je m’explique, il est plus facile de faire hurler certaines quand on évoque le S***P***, parce qu’elles se sentiront forcement touchées, humiliées et hurleront sur tous les toits à qui veut bien les entendre " la condition féminine" et tout le tintouin...

    Je sais qu’en littérature, il existe des textes beaucoup plus virulents écrits avec une violence inouïe qui feraient même pâlir Orelsan et donneraient de l’urticaire à Joey Starr ! Mais exprimés dans la langue de Molière avec un respect de la trame littéraire, figures de style et j’en passe... (Pas assez calée pour en parler) ils passent inaperçus (ou plutôt disons-le, seuls ceux qui aiment la littérature le savent) du grand public qui n’est pas toujours à la recherche des " grandes lectures".
    Je pense que le fait d’exprimer sa colère est un droit tant qu’il n’y a pas de passage à l’acte, tant que ceux qui le reçoivent n’y voient pas là, un moyen de s’en inspirer et ensuite d’en accuser les auteurs.
    Je sais et c’est triste qu’au 21ème siècle, qu’il y ait encore des femmes qui meurent tous les trois jours sous les coups de leur conjoint, mais ce n’est pas pour cela qu’on devrait plus sanctionner un Orelsan sous prétexte qu’il froisse l’oreille de certaines femmes. Rappelons que les femmes entre elles parlent des hommes comme des "toys boys", comme de salauds et ont tendance à généraliser les faits de quelques minables. Ce n’est qu’une question d’Humain, d’Homme en colère et d’impulsion.
    Même si le fond et le résultat sont les mêmes (la mort, l’assassinat, le meurtre...), la forme compte beaucoup, ainsi dire "je vais te crever sale con (asse) passe moins bien que « Je massacre avec minutie. » (En référence à « je nous tue »).

    Laet.

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