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La ville est tranquille

dimanche 14 juin 2009, par Mireille Disdero


D’anciennes voix qui crient autour

F. Garcia Lorca

Rêver de la tiédeur des faïences sous la morsure du soleil
Notre force de chat repliée dans un corps prêt à bondir
Consulter la nuit dans le regard des villages
Lueurs jaunies, murs peints à la chaux
Sortilèges des tissus sur la corde à linge d’un dimanche.

S’étirer doucement jusqu’au ciel, par la fenêtre
Le regard plongeant dans le décolleté d’un château
Engager sa mémoire sur la ligne des crêtes de la Sierra
En saison des nuages.

S’étirer en pensant à la douceur
Au fond d’une tasse bue trop vite
Ou d’un poème de Lorca
Près de la fontaine bleue et blanche
Une odeur de froid le soir quand on ne l’attend pas
Et ce sourire qui aime en allumant les yeux de la nuit
Dans une bougie.

Après, chercher à tâtons dans le noir, chercher
Quand la ville est tranquille
L’histoire des gens qui traversent la peau, la chair, l’ombre
Puis viennent se loger dans le cœur
Une balle
On meurt.

Avril 09

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