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Requiem noir

lundi 18 juin 2007, par Le Collectif Sistoeurs

Quand Les regards d’Afrique de Christine Dujardin croisent les textes de Aïssatou Diamanka-Besland... C’est la rencontre des Sistoeurs, de l’art et de l’amitié.

***

Voici le texte de Christine Dujardin à propos du

Requiem noir


Prière d’hommage à l’occasion du centenaire de naissance de Léopold Sédar Senghor.
Honorer la mémoire des victimes de l’esclavage.

Une lamentation, une plainte, un cri... Des gémissements, parfois des hurlements qui nous déchirent…
Une prière, celle du cœur, de l’âme, une arme, un espoir…
La complainte « des opprimés », Latin et Yoruba se mêlent et donnent une couleur musicale contemporaine où l’espace se crée, où les barrières s’effacent et rendent l’ouie attentive.

Un texte d’Aïssatou Diamanka-Besland et de Pierre Lunel, orné des compositions musicales d’Enrique Munoz, et de Julien Jouga ; de l’ensemble vocal Soli-Tutti et porté par la voix de Paulin Foualem Fodouop, nous immerge au cœur de l’histoire du peuple noir, nous identifie.
Nous devenons bétails, marchandises, notre chair nous fait souffrir sous le fouet, nous sommes violés, nus, nous devenons esclaves.
Un chemin, un espoir celui du sommet de la montagne.
Une liberté comme un rêve vers l’irréalité. Ne plus souffrir, être libre. Un espoir qui prend son essor, laisse place à l’incertitude : Abolition.

Magie d’un soir de fête, ambiance, retour à ses racines, à son histoire, à sa poésie.
Retour dans son village. Plus de souffrance. C’est l’hymne de joie. Comme une guérison. >br> Sabar et Tama se mélangent, nous parlent, ils annoncent la liberté.
Comme la colombe, la voix étincelante de la grande cantatrice Sénégalaise, Yandé Codou Sène, son chant haut perché nous donne des ailes.
Le théâtre devient le village, les spectateurs viennent dévoiler leurs charmes par leur jeu de jambes et rendre hommage à ce bel oiseau.

Plus d’un siècle et demi après l’abolition de l’esclavage, on retrouve dans le monde des cicatrices importantes. Il existe une hiérarchie des couleurs avec à son sommet la couleur blanche.
D’autres formes d’esclavage persistent et violent la Déclaration des Droits de l’Homme.
Ces nouvelles formes d’esclavage sont ici dénoncées par le précurseur Didier Awadi, un rappeur avec des vibrations et des sonorités qui invitent à des réflexions sur notre Humanité.

Enfin, un Paradis de paix, le message de la colombe : « L’Hymne à l’espérance ». Tous les artistes montent sur scène et chantent ensemble un gospel, adapté de l’élégie à Martin Luther King de L.S. Senghor.

Pour en savoir plus : Evene

- Prochaine et dernière représentation :
Jeudi 21 juin 2007
Parc de Ladoucette - Drancy
20h30

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